Les 18 supporters sénégalais condamnés à de la prison ferme au Maroc pour « hooliganisme » ont nié lundi 13 avril, lors de leur procès en appel, avoir pris part aux incidents qui ont émaillé la finale de la CAN 2025, selon un journaliste de l’AFP.

Les 18 accusés avaient été condamnés le 19 février en première instance à des peines allant de trois mois à un an de prison. Des peines que le parquet a demandé d’alourdir jusqu’à deux ans de prison devant la cour d’appel de Rabat.

Les supporters, détenus depuis la finale, sont poursuivis pour « hooliganisme », accusation incluant des actes de violence notamment contre les forces de l’ordre, dégradation d’équipements sportifs, invasion de la pelouse et jets de projectiles.

Des supporters « contraints de descendre »

Devant la cour, les accusés ont expliqué - la plupart en wolof traduit en français puis en arabe - qu’ils avaient été contraints de descendre sur la pelouse du stade à cause d’un mouvement de foule ou pour échapper à « des crachats et jets de projectiles », et non pas pour protester contre une décision arbitrale.

Le 18 janvier, lors de la finale de la CAN à Rabat, le Sénégal s’était imposé 1-0 au terme d’un match chaotique.

À la suite d’un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps, juste après un but refusé au Sénégal, des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir le terrain et lancé des projectiles vers la pelouse.

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Durant l’audience toujours en cours, l’avocate de la défense Naïma El Guellaf a demandé la diffusion des vidéos des incidents, sur lesquelles s’appuie l’accusation, pour vérifier si les accusés peuvent y être identifiés.

Le parquet a requis le rejet de cette demande, invoquant le flagrant délit. "Le monde entier a vu ces images désolantes en direct »," a-t-il argué. Le juge n’a pas encore répondu à cette requête.

"Il y a eu des erreurs, les personnes impliquées dans ce qu’il s’est passé se trouvent au Sénégal et ne sont pas présentes ici »," a affirmé à l’AFP Patrick Kabou, un autre avocat de la défense.